Créations passées

Avec cette troupe que nous appelions le Collectif UTOPIA étaient déjà présentes l’envie et l’ambition légitime pour une structure comme la nôtre de créer une véritable compagnie, un collectif qui soit un rassemblement de personnes issus d’horizons divers pour aller ensemble vers cette notion de création collective.

Une troupe de comédiens, à l’image de celles menées autrefois par de grands metteurs en scène, issus de nos ateliers, modelés à nos techniques de jeu et à notre état d’esprit.

Une compagnie qui soit à l’origine de nos projets artistiques, les motive et les porte.

L’ambition de dépasser les notions réductrices d’amateurs et de professionnels. Nos élèves consacrant toute leur énergie et toute leur passion dans nos spectacles et nous ne pouvions les réduire à de simples amateurs, ils allaient bien au-delà d’un simple travail d’amateurs sous la direction d’Ysabel. Et une des grandes caractéristiques d’UTOPIA est d’être en mesure de mettre sur scène des comédiens de tout âge : enfants, adolescents, adultes en parfaite osmose, au service d’un même spectacle. Ce mélange de générations dans le respect et l’enthousiasme apporte une richesse et une fraîcheur à nos spectacles.

Cela nécessite une grande rigueur et un réel investissement.

Avec le souci permanent de partage et d’échange au service d’une envie, d’un spectacle et d’une certaine idée de la culture et de l’art.

Ces mêmes personnes font désormais parti de l’aventure de notre Compagnie L’Avventura !

Voici un aperçu des spectacles que nous avons créés :

 

QUI TUER ?

d’après les sketchs de Raymond Devos sur une musique des Pink Floyd

Un homme et une femme se retrouvent sur un quai désert. Deux amants, en partance pour un Ailleurs.

Dans une atmosphère oppressante et noire, ils ont décidé de fuir une menace sourde, une réalité étouffante, une épouse bafouée et paumée.

Un homme et une femme à plusieurs visages, plusieurs facettes joués par différents comédiens pour traduire leur intimité, leurs émotions et leurs envies qui s’entrechoquent sans cesse et les bouleversent.

Qui tuer ?

Pour fuir quelle menace ? Eux-mêmes ? L’autre ? Tous les autres ? L’épouse ?…

Il leur faut avant tout vaincre leurs propres peurs, cette part d’eux-mêmes qu’ils tentent de renier avant de pouvoir prétendre renaître ailleurs.

Tuer leur passé ! Et tout ce qui les empêche de s’accomplir, d’exister vraiment.

Avec cette création, nous avons voulu témoigner de l’universalité des rapports humains avec les mots de Raymond Devos qui en révèlent toute la complexité dans ses sketchs et la musique envoûtante des Pink Floyd.

Nous nous sommes accaparés ses mots pour construire notre intrigue, uniquement ses mots, et les transporter dans un univers surprenant.

Depuis plusieurs années, nous souhaitions rendre hommage à Raymond Devos, cet amuseur du verbe, ce dompteur de mots, ce funambule lunaire, ce grand clown, ce poète intemporel.

Le transcender avec notre vision, mais en aucun cas le copier, c’est chose faite !

Et nous avons croisé son univers tragicomique si moderne avec l’univers psychédélique des Pink Floyd qui, contre toute attente, s’est imposé en écho à la langue de Raymond Devos pour la plus belle des alchimies.

Pour le plus beau des hommages, explorons ensemble ces instants de vie, ces différentes facettes de l’Homme, ce kaléidoscope cher à Raymond Devos.

BILORA

Cette pièce de Commedia dell’Arte écrite par Ruzante est inscrite dans le contexte des guerres d’Italie du XVIè siècle lorsque ce pays était l’objet des convoitises de toute l’Europe.

Dans Bilora, la fable est élémentaire : fuyant la misères et les ravages de la guerre, le paysan Bilora se rend à Venise, un monde pour lui inconnu et mystérieux, pour récupérer sa femme qui lui a été enlevée par un riche marchand en son absence. Le marchand, sûr de sa supériorité de classe et donc de son impunité, refuse de la lui rendre. Sa femme elle-même choisit de rester avec lui pour fuir la misère. Dans un dénouement brutal – et unique dans tout le théâtre comique – Bilora tue le bourgeois sous les yeux des spectateurs.

Les personnages dans l’oeuvre de Ruzante  dont les pulsions naturelles sont infléchies par le besoin de la survie matérielle usent pour parvenir à leurs fins de toutes les armes de la tromperie, de la violence ou encore de la mythomanie. Ruzante ne cherche pas à faire du misérabilisme, ni de la complaisance naturaliste; à travers ces fables, il décrit juste le délabrement matériel et moral de son monde avec une inspiration parfois surréaliste.

Il s’agit avant tout pour nous d’une rencontre avec un texte et son auteur, un texte d’une grande modernité et d’une résonance terrible dans son propos et ses idées. Une rencontre aussi avec des personnages haut en couleurs, attachants, vils, puérils, lâches et perdus dans un monde qui ne leur appartient plus.

Il s’agit aussi d’une envie pour nous d’aller à la rencontre d’une forme théâtrale redevenue certes à la mode, mais qui demeure insaisissable et d’autant plus mystérieuse et ouverte à tous les fantasmes puisqu’il n’en reste que peu de traces : la Commedia dell’Arte !

Ce spectacle nous permet de revenir aux origines du théâtre, à l’esprit de troupe, lorsqu’il investissait les places des villages pour apporter un divertissement haut en couleurs et ainsi nous permettre de redonner le goût du théâtre, montrer qu’il n’est pas un art figé, enfermé dans une salle, mais au contraire libre et ouvert sur le monde.

Création reprise par notre compagnie L’AVVENTURA par amour de la Commedia dell’Arte.

MAÎTRES ET VALETS

L’idée de ce spectacle est née de l’envie de faire se rencontrer Molière et Marivaux, les deux dramaturges emblématiques de la Commedia dell’arte en France, pour leurs similitudes, leurs univers si proches et de tenter de raconter une véritable histoire à travers un montage de textes tirés de différentes pièces.

Avec un parti pris de mise en scène qui ressemble à un défi : garder tous les comédiens sur scène tout le temps du spectacle.

L’intrigue

Une journée particulière. Qui commence comme une journée ordinaire.

Le château s’éveille, maîtres et valets s’ébrouent. La comédie des petites intrigues peut lever le voile. Ils se promènent dans le parc, jouent, chantent, dansent, s’ennuient d’un quotidien sans surprises où ils se doivent d’intriguer pour y apporter un peu de sel, avec férocité, cruauté même ; tandis que les valets préparent le repas et le bal du soir en intriguant à leur niveau.

Les masques tombent au fil de cette journée, les valets jouent avec les nerfs de leurs maîtres et pointent du doigt sans en avoir l’air les petits et les grands travers d’une société en déliquescence, en dégénérescence.

Une journée ordinaire où les maîtres polémiquent par désoeuvrement, partagés entre les anciens et les modernes, entre la sincérité et les faux-semblants, dans cet air du temps qui reflète les frémissements du siècle des Lumières.

Sans se rendre compte qu’un drame se noue devant leurs yeux : le renoncement au monde – à l’instar de la Marquise de Merteuil – du Chevalier travesti de La fausse Suivante et d’Alceste du Misanthrope, bafoués par tant d’ignominies perfides dans cette société où ils n’ont plus leur place.

Ils se retirent du jeu, anéantis.

LES « MOZAÏK »

Par trois fois, adultes et enfants de notre Collectif se sont retrouvés pour livrer des instantanés de vies d’hier et d’aujourd’hui, de souvenirs et de rêves, une mosaïque de poésie pure, d’instants magiques, de rencontres atemporelles, des petites querelles et des bruits.

Ils brassent du désir, de l’utopie, du bonheur, de l’inquiétude, de la tolérance, de l’amour, de la liberté.

Une mosaïque de moments volés à la vie, un appel au rêve.

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